Venue probable de Benoît Hamon à l’IEP, débats… Rencontre avec M1717, nouveau parti politique de Sciences Po

Bureau du M1717 de Sciences Po Bordeaux

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Un nouveau parti politique a fait son entrée à Sciences-Po Bordeaux : le Mouvement du 1er juillet (M1717). Créé, comme son nom l’indique, le 1er juillet dernier à l’initiative du socialiste Benoît Hamon, il a déjà ses adeptes à l’IEP. Rencontre avec Paul, à la tête de cette association.

 

Peux-tu nous présenter le mouvement en quelques mots ?

Le mouvement du 1er juillet est une structure de réflexion qui vise à rassembler toutes les tendances de la gauche : des écologistes aux communistes en passant par les insoumis ou des personnes qui se sentent simplement de gauche. Notre but est de produire tous ensemble des idées progressistes et des formes d’actions nouvelles afin de nous adapter aux grands enjeux du XXIe siècle pour faire émerger une société nouvelle que nous souhaitons plus juste.

Notre démarche est écologique, démocratique et républicaine. Nous voulons construire un monde durable à visage humain dans lequel nous pourrons laisser un avenir meilleur à nos enfants, où l’homme et la femme sont enfin égaux. Nous voulons remettre le citoyen au cœur de notre société pour que chacun puisse faire entendre sa voix. Nous voulons une société plus juste dans lequel le travail n’est pas une souffrance et où nous mettrons fin à la concurrence sans limites entre les Humains qui affaiblissent les plus démunis.

Le mouvement du 1er juillet a été créé par Benoit Hamon. Toutefois, ce n’est pas le mouvement de Benoit Hamon. M1717 n’est pas une énième écurie présidentielle mais le mouvement des femmes et des hommes de gauche qui l’ont et le rejoindront.

 

Quelle différences ou complémentarités y a-t-il entre le PS et le M1717 ?

M1717 et le PS sont deux structures différentes et séparées qui travaillent à différentes échelles. Le PS est une des composantes parmi d’autres du M1717. Tout comme nous voulons que le soient la France insoumise ou encore les écologistes. Comme je le disais précédemment, c’est un mouvement de rassemblement de toutes les forces de gauche et non une excroissance du PS.

 

« Si tout se passe comme prévu, Benoit Hamon devrait venir donner une conférence à Sciences Po Bordeaux »

 

Comment s’est créé le mouvement à Sciences-Po ?

Le mouvement s’est créé à partir d’une initiative collective mais nous avions tous la même philosophie. Tout d’abord, ne pas voir se reproduire la défaite de la gauche lors des élections présidentielles comme l’année dernière en raison des divisions. Cette défaite est autant la faute de Benoit Hamon que de Jean-Luc Mélenchon qui n’ont ni l’un ni l’autre voulu faire des concessions. Nous avons donc voulu monter une structure qui permette de rassembler tout le monde sous la même bannière pour promouvoir les idées de la gauche de demain. Et le M1717 nous a permis de réaliser cela.

Ensuite, les valeurs communes que nous partageons avec M1717 nous ont conduits à rejoindre le mouvement. L’écologie, car nous pensons que la consommation à outrance n’est pas soutenable et que nous devons construire un nouveau modèle plus respectueux de l’environnement. L’amélioration également de l’environnement de travail car se tuer au travail ne doit pas exister. L’égalité car nous pensons que nous devons tendre vers une société plus juste qui place le bonheur de l’Homme en son centre et dans lequel chacun a sa chance. De même qu’une volonté de participation accrut des citoyens dans notre système démocratique pour avoir une réelle légitimité dans la transformation de notre société.

Le mouvement n’existait pas à Sciences-Po Bordeaux, donc nous avons réuni avec quelques personnes les signatures nécessaires au lancement du comité et, depuis, une quinzaine de personnes nous a rejoints.

 

Quelles actions allez-vous mener tout au long de l’année ?

Nous nous réunissons toutes les deux à trois semaines environ, afin de réfléchir à des problèmes de société auxquels nous voulons apporter des réponses tous ensemble. Cette semaine par exemple, nous allons débattre de la PMA et de la GPA. Notre but est de produire des idées qui seront ensuite reprises, diffusées et échangées au niveau national afin de les promouvoir lorsqu’elles sont adoptées.

Notre structure est la plus horizontale possible. Lors de nos réunions, nous avons uniquement un coordinateur. Toutes nos décisions sont prises à la majorité absolue où chaque membre a une voix de manière égale.

Nous aimerions organiser également des conférences sur des thèmes qui nous sont chers comme la lutte contre le changement climatique ou comment obtenir plus d’égalité entre les femmes et les hommes, notamment avec les autres associations de l’IEP.

 

Pour quelles raisons les étudiants devraient-ils vous rejoindre par rapport à la France Insoumise, qui s’impose de plus en plus comme l’alternative majeure à gauche ?

Ils n’ont pas de choix à faire. Nous les encourageons même à aller rejoindre la France insoumise, les jeunes écologistes ou les jeunes communistes. Nous avons besoin de relais dans chaque organisation pour rassembler la gauche. Ce sont deux types d’organisations qui n’ont pas la même utilité et qui sont complémentaires.

 

Benoît Hamon est récemment allé à la rencontre des étudiants à Toulouse, Rennes…  À quand Bordeaux ?

Très prochainement, normalement durant le mois de janvier. Et si tout se passe comme prévu, il devrait venir donner une conférence à Sciences Po Bordeaux.

 

Propos receuillis par Marianne Chenou

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