Sexprimons nous fait du bruit en renouvelant son bureau 

Pour ce début d’année 2018, l’association féministe de l’IEP a remanié son bureau et accueille une nouvelle membre issue de l’université de droit. Une occasion pour Vin Rouge et Encre Noire d’en savoir un peu plus sur les actions de cette association dans un contexte marqué par la question du harcèlement sexuel. 

 

Informer, partager, instruire 

Pour les responsables de l’association, Sexprimons-nous s’inscrit dans « un féminisme inter-sectionnel » qui voit le genre comme une question transversale. Elle est liée à des problématiques plus larges comme celle de l’origine, de la couleur de peau ou des personnes transgenres. C’est dans l’optique de mettre en lumière ces problématiques peu connues ou peu diffusées que s’est montée l’association. Aujourd’hui, le diptyque demeure entre fournir des informations sur ces questions et relayer des opinions pour promouvoir cette vision du féminisme. Au sein même de l’IEP, l’association joue davantage un rôle d’informateur, multipliant les conférences ou les projections.  L’an passé, l’association avait choisi de projeter le documentaire Entre deux sexes qui relatent le combat contre les mutilations génitales des personnes inter-sexes.

Pour les mois qui viennent, l’association a d’ores et déjà planifié différents évènements. Elle fera venir les chercheurs Arnaud Alessandrin et Mélanie Bourdaa pour parler de la représentation genre des femmes dans l’imaginaire collectif. Clou du spectacle pour cette année 2018 : l’invitation de la BDiste Emma, qui œuvre pour vulgariser les thèmes féministes à travers ses bandes-dessinées. D’autres projets sont également en train de se monter, plus directement liés à la vie iepienne comme la rédaction d’un « Livret Erasmus »  à destination  des étudiants préparant leur départ à l’étranger. Le livret dressera un état des lieux sur des questions théoriques – celles des droits des femmes ou des communautés LGBT- dans les différents pays du programme Erasmus +. Etayé par des témoignages d’anciens, il apportera également des informations pratiques sur l’accès à la contraception et aux produits hygiéniques.

Etre féministe tourne parfois en une « chasse à la sorcière »

Pourtant, cette volonté d’informer autour des questions féministes est parfois un poids pour les membres du bureau, très vite étiquetées « féministes »  (ou « féminazies » selon les cas) et qui peinent à sortir de cette image. « Tout est ramené au féminisme, ça tourne parfois à la chasse à la sorcière » explique Marion, responsable du pôle communication. L’association a d’ailleurs été plusieurs fois victime du site internet jeuxvidéos.com. Celui-ci a infiltré l’un de leur évènement, un atelier sur l’écriture inclusive, allant jusqu’à créer un forum de discussion sur leur propre site où se multipliaient remarques injurieuses et autres menaces.

Ce n’est pas la seule fois que l’association a eu à faire face à ce type de réaction. Avec les associations Tçepa? et Solidaires Etudiant-e-s Bordeaux, Sexprimons nous dénonçait dans un communiqué la soirée « Barbie j’tai Ken » d’une école de commerce de Bordeaux qui incitait au « délit de non-consentement ».  L’association a de nouveau été au centre des discussions de deux des forums de jeuxvidéos.com. Pour Marine, présidente de l’association, les commentaires de la sorte entraînent tout de même « vachement de remises en question » et « te rattrape[nt] dans ta vie privée ». En dépit de ces mauvaises expériences, Marion tempère en relatant des aspects plus positifs : « Parfois les gens viennent aussi te confier certaines choses parce qu’ils pensent que tu es plus disposé.e à les comprendre ». Alors, malgré des critiques minoritaires, ce sont davantage les encouragements qui incitent les membres de l’association à multiplier les événements.

 

Anna

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2 Commentaires

  1. Léonidas: Un humoriste a déclaré quon peut faire avouer nimporte quoi aux statistiques pourvu quon les torture suffisamment. Un homme sur 2 serait harceleur selon Caroline ? Pourquoi pas violeur tant quon y est ? Et pourquoi pas TOUS ! Tout dépend de la définition Déjà, celle-ci est non conforme à la constitution puisquelle introduit une discrimination légale envers les hommes en parlant de « pénétration » même si cest la femme qui oblige lhomme à une relation forcée, par « parole, ruse, action ou surprise  » Jai oui dire que Darmanin a porté plainte en diffamation contre celle qui laccuse de viol par surprise. Avec Hulot, voilà 2 ministres dun gouvernement pro féministe pris au piège féministe du Toujours Plus dans la Haine des hommes. Ce serait amusant, mais logique, quun gouvernement féministe dun Etat féministe en arrive à dénoncer la surenchère permanente de celles-ci.

  2. Donc oui, je me considère comme étant féministe” Joseph Gordon. Une féministe doit se restreindre à un certain style pour être libre : Faux! Le féminisme ne dicte ni ne critique en aucun cas le mode de vie ou la façon de s’habiller de quiconque. Libre à vous vivre comme il vous chante, car le féminisme appelle principalement et avant tout à la liberté entière des choix, comme le dit Lena Dunham : “Une grande part du combat féministe est de donner aux autres femmes la liberté de faire des choix que l’on n’aurait pas forcément fait pour soi. ” LE VRAI COMBAT : A trop s’attarder sur des clichés débités par des personnes sexistes ou mal informés et à cause de l’image floue et négative véhiculée par les médias ou par quelques féministes dites extrémistes à l’instar des militantes du célèbre mouvement Ukrainien Femen, on en vient à oublier les vrais valeurs du féminisme, et à s’éloigner du véritable sens de ce mouvement et les objectifs de ce combat : «Le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun : définir, établir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes.

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