« Sauver ou périr », sauver et accepter d’être sauvé

Sauver ou périr c’est un film sur les pompiers » oui… mais non.
Sauver ou périr  c’est aussi et surtout l’histoire d’une « quête de soi » comme le dit justement son réalisateur, et « d’une reconstruction d’identité ».
Vous trouvez ça flou? peut être que le résumé vous éclairera plus.

Franck est pompier à la brigade des sapeurs pompiers de Paris, il est jeune et doué, réussit un concours qui lui permet de monter en grade et de diriger une équipe, a une femme et deux enfants.
À la suite d’un incendie impressionnant dans un entrepôt, il risque sa vie pour sauver une partie de son équipe aux prises avec les flammes et se réveille dix-huit jours plus tard à l’hôpital, aux services des grands brûlés.
La suite du film traite de sa reconstruction, de son rapport à ses proches, à l’équipe soignante.
On voit une famille à la quasi rupture, quand le fardeau d’un homme qui se bat contre lui même devient trop lourd à porter.
On voit des médecins et des infirmiers pleins de lumières prêts à tout pour leurs patients, pour qui « chaque petit progrès est une victoire », se battant non seulement pour leur survie mais aussi pour leur redonner espoir en la vie.
On voit un homme en souffrance et en colère, en perpétuelle oscillation entre la vie ou la mort.

Évidemment l’accent particulier, mis au début du film, sur les pompiers, leur quotidien et leur entraînement. Le film met en lumière une profession assez peu représentée en général, la rigueur militaire que le métier demande, mais également la grande fraternité qui est de mise en son sein ainsi, évidemment, que le danger qu’implique cette fonction qui n’est pas aujourd’hui reconnue officiellement comme « à risques ».

Par un scénario, une mise en scène et des acteurs exceptionnels, Frédéric Tellier, nous livre un film bouleversant, empreint de réalisme sur la bataille des grands brûlés dans la reconstruction de leur identité, le regard des gens, de la société sur eux, la difficulté de la réinsertion qu’elle soit professionnelle ou simplement pour prendre le métro, tout en gardant une part de lumière et d’espoir essentielle pour le réalisateur.
Et pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, je ne peux que vous conseiller d’aller le voir.

 

« Sauver ou Périr » le 28 novembre au cinéma

Alice Martin

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