Qui sont les étudiants étrangers de Sciences Po Bordeaux ? #2 : Yuka, étudiante japonaise

©DéclicBDA

On accorde souvent beaucoup d’importance aux élèves de troisième année revenus d’Erasmus pour aider nos 1A à choisir leur destination de mobilité, et on en oublie presque que Sciences Po aussi accueille des étudiants étrangers. Vin Rouge Encre Noire est allé à la rencontre de certains d’entre eux pour les ramener sous le feu des projecteurs. Aujourd’hui c’est au tour de Yuka, étudiante à la Tokyo University of Foreign Studies, qui nous raconte les différences culturelles entre la France et le Japon.

Pourquoi avoir choisi la France, et plus particulièrement Bordeaux comme destination pour cette année Erasmus ?

A Tokyo, j’étudiais à la Tokyo University of Foreign studies et l’on devait choisir une langue à étudier en première et deuxième année. J’ai choisi le Français car j’avais déjà envie d’aller en France. En plus, c’est une langue qui est parlée dans beaucoup de pays (la Belgique, la Suisse, pas mal de pays d’Afrique). J’aime bien voyager et en France, il y a beaucoup d’endroits touristiques. Et puis la France est idéalement située, c’est facile de voyager en Europe à partir d’ici. J’avais le choix entre Paris et Bordeaux, mais il y a trop de monde à Paris, cela ne m’aurait pas beaucoup changé de Tokyo, et je voulais une ville plus petite. Les gens en province sont plus gentils, plus ouverts.

Comment trouves-tu les cours à l’IEP ?

Les cours sont difficiles à cause de la langue. Au Japon en général, il y a un PowerPoint, comme ici, mais avec le cours écrit, donc c’est plus facile pour suivre. La relation prof-élève est aussi un peu différente : en cours magistral, l’étudiant ne parle pas du tout au Japon, ça ne se fait pas. Ici, les élèves peuvent intervenir s’ils le souhaitent. En conférence de méthode, je trouve qu’il y a une grosse charge de travail avec les exposés et les lectures à faire. Il y a plus de travail personnel qu’au Japon.

Quelle a été la plus grosse difficulté que tu as rencontré quand tu es arrivée en France ?

La plus grosse difficulté, c’est la langue : j’avais appris la langue française à l’université pendant 2 ans et demi avant de venir, mais ce n’est pas la même chose quand on vit réellement dans le pays. Une difficulté un peu moins importante, c’est le mode de vie : je trouve que les soirées en général commencent trop tard. J’étais aussi étonnée que les soirées se fassent souvent chez les gens : à Tokyo, il n’y a pas vraiment de soirées en appartement, on va au restaurant et on boit en même temps là-bas.

Qu’est ce qui t’a le plus marquée quand tu es arrivée en France ?

La première fois que je suis arrivée en France, c’était à Paris, à l’été 2015. Paris est magnifique mais je n’avais pas trouvé les gens sympas du tout.

Qu’est ce que tu as le plus envie de découvrir pendant ton année?

J’ai envie d’en profiter pour voyager ! On est si loin de l’Europe depuis le Japon, c’est vraiment l’occasion de découvrir plusieurs pays. Aux vacances de Toussaint, je suis allée en Norvège et aux vacances de Noel, je vais aller en Allemagne.

Quelle est la plus grosse différence pour toi entre le Japon et la France ?

Tout est différent : la cuisine, les gens, la façon de faire la fête (il y a plus de fêtes et de sorties ici qu’au Japon). Mais peut-être que finalement la plus grande différence, c’est faire la bise: c’est très difficile pour moi de m’habituer. Si un Français me fait la bise, je lui fais aussi, mais de moi-même je ne fais pas la bise.

Qu’est ce qui te manque du Japon ?

La nourriture ! Même si ça va mieux maintenant, je cuisine moi-même, je vais à l’épicerie japonaise. Bien sûr, ma famille et mes amis me manquent aussi beaucoup. Mais j’aime la vie ici, donc je ne suis pas trop triste.

Propos recueillis par Laurane Boulenger.

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