Ode à TBM

Déclaration d’amour à TBM, poème avec autant de vers que de tram entre St-Nicolas et peixotto

O toi charmante ligne B, ta silhouette fine fendant la brise dans les matins brumeux

Toi qui me rappelles mon passé de banlieusard en bout de ligne B du RER (#91rpz).

Ce matin, tel un Patrick Juvet effervescent je crie dans la nuit « où sont les trams ? »

Dès l’inauguration de ta sœur ligne A, par notre bien aimé feu Chirac et Alain au crâne bien moins désertique

Tu battais un record en ralliant Lormont-Bordeaux centre en 3 heures seulement !

Nous transportant nous petits sciences pistes de l’iboat à Pipo, certains se risquant même à Pessac,

A la victoire tu ramasses les déchets que nous sommes au retour d’une démonstration impéracrit parisienne.

Accompagnant notre torpeur matinale avant un amphi de micro ou le soir au retour d’un bar ou d’une soirée cohésion d’asso,

Tu n’attends pas le blocage des lycéens ou celui des gilets jaunes pour t’arrêter,

Il est vrai que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même !

Ton odeur inoubliable sourcillant entre l’haleine matinale ne connaissant pas Colgate dès 7h30

Ou ton parfum « horde furieuse étudiante », pratiquant un Tetris suant et soufflant à 17h30

Il ne faut pas non plus oublier ta fraicheur « purges d’estomac de 6h30 » un vendredi matin.

Tu es comme le H d’Haïti, tu ne sers pas à grand-chose mais sans toi Bordeaux ne serait Bordeaux ;

Les vrais survivants bordeluches étant les seuls à décrypter des TBMèmes sur une plage péruvienne.

Même si tu n’as, dans le fond, jamais bien fonctionné, tu unis les gens dans une haine commune ;

Même si le concept d’occuper les allées vides est un comportement souvent difficilement observable.

Plongeant même internet explorer dans une dépression sérieuse tant tu dépasses son inefficacité.

Les Parisiens continuent à affluer afin de voir cette attraction pire que la ligne 6 et 11 réunies,

Ton record national faisant la fierté locale, Alain confiant même « être le fruit d’une vie » (p115, Dictionnaire amoureux, rubrique top 5 des Lieux incontournables).

Tu contraints une horde d’étudiants à s’entasser dans le bus 10,

Ou à arriver plus en sueur que Poulidor en haut du Ventoux après un trajet Meriadeck-Montaigne.

Alors je vous le dis : Bordeluches de tous les pays, unissez-vous !

Noé Leproust

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