Nos conseils culturels du mois de novembre

Si tu veux te culturer l’esprit, faire croire que tu es malin, ou juste pour accumuler les références pour ton prochain galop de Culture G, Nina t’a fait une petite sélection d’événements culturels pour le mois à venir. 

Un bouquin : Pour (re)découvrir un grand écrivain, mais facile à lire, je proposerais bien Patrick Modiano. Parce que Modiano, c’est peut-être un prix Nobel de littérature, mais c’est aussi un prix Goncourt, et aussi le lauréat d’à peu près tous les prix prestigieux. Il vient de sortir pas un mais deux nouveaux bouquins (et bien quatooooorze willi wallers 2006). A l’occasion de son double retour, 3 ans après Pour que tu ne te perdes pas dans ton quartier et le Nobel, il sort un nouveau roman : Souvenirs dormants, et une pièce de théâtre : Nos débuts dans la vie. Les deux personnages principaux s’appellent Jean, donc si tu es Jeannophile, tu y trouveras ton bonheur. Si tu es parisien ou amoureux de Paris, tu y trouveras aussi ton bonheur. Sinon, le thème habituel de ses bouquins du souvenir est toujours présent, il n’innove pas follement. Si tu veux un avant-goût, Modiano est passé hier matin sur Boomerang (France Inter, émission du 26.10).

Une expo : Il faudra encore attendre le 23 du mois prochain pour aller voir une expo très attendue, celle de Beatriz Gonzàlez au CAPC. Ça nous met l’eau à la bouche ; en partenariat avec le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid et le KW Institute for Contemporary Art (Berlin), artillerie lourde dans de l’art moderne. Vu que c’est dans le cadre de l’Année France Colombie 2017, l’expo est carrément reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture. Dans le cadre de l’année France-Colombie parce que Beatriz Gonzàlez est colombienne. C’est une artiste qui a vachement influencé le monde de l’art en Amérique latine. Seront présentées 130 de ses œuvres : peintures, sculptures, dessins, estampes, installations…. Elle est toujours en activité (elle est née en 1938) et elle est assez fascinante, je t’invite à aller jeter un œil sur le personnage. Ses œuvres traitent de l’histoire, de la politique bien sûr, de l’humour, elle s’intéresse aux icônes populaires et aux cultures indigènes… libre à toi de découvrir son travail du 23.11 au 25.02. En tous cas l’actualité de la Colombie c’est toujours chaud chaud aujourd’hui, donc ça rajoute encore de l’intérêt à l’expo, pour découvrir comment s’élève la voix d’une artiste sur les tensions. Et si tu ne peux vraiment pas attendre le 23.11, tu peux courir tout de suite au CAPC, il y a d’autres expos très chouettes.

Un spectacle : Nora Hamzawi vient le 9 novembre au théâtre du Femina. Pas de pièce de théâtre lyrique et chiante, ou conceptuelle avec des gens nus qui tapent des cailloux par terre (vu à Berlin), pour une fois, mais un one woman show qui a de bonnes critiques. Nora, tu la connais peut-être de Quotidien ou de France Inter et tu sais qu’elle est très très drôle. L’humour râleur et rageur, complètement blasé, on adore.

Une BD : J’étais super émue de voir que le tome 7 de Marzi était sorti, Nouvelles vagues. Marzi c’est une BD biographique sur l’enfance et la jeunesse de Marzena Sowa, la scénariste, dessinée par Sylvain Savoia, son mari. Marzi est née en 1979 en Pologne soviétique où elle a grandi. Elle se souvient de pleins de détails qui te donnent vraiment l’impression de lever le voile sur le quotidien de la Pologne en pleine Guerre Froide. Là dans le tome 7, ça y’est, la Pologne est indépendante, et Marzi est préadolescente. Donc en plus du côté histoire et tout, c’est souvent drôle et surtout hyper touchant. Dîtes-vous que même ma mère, qui déteste fondamentalement les BDs, bah elle adore Marzi. En plus, ils sortent des intégrales (3 pour l’instant) en sépia, qui sont de superbes éditions.

Un film : c’est bientôt l’heure du festival international du film d’histoire de Pessac ! So British ! Du 20 au 27 novembre. Le fait que l’histoire soit royale et que l’humour soit pépite sont deux bonnes raisons pour s’y rendre. Pour entendre des jolis accents brits à en crever, voir les costumes d’époque, se plonger dans les débats, l’occasion est trop belle pour la rater. Un film qu’il me tarde de (re)voir là-bas : L’esprit de 45 de Ken Loach, sur la dynamique fraternelle et solidaire d’après-guerre. A part celui là, il y a quand même 70 films qui sont présentés, sur toute l’histoire de la Great Britain, donc bon y’en aura bien un qui te plaira, en attendant les sorties du mois de décembre Makala d’Emmanuel Gras ou Seule la Terre de Francis Lee, qui promettent.

Un concert : c’est l’apéro concert qui se rapproche !! Les 55 membres du BDA répètent déjà depuis deux semaines pour nous préparer la nuit la plus folle de l’année. Alors dépêche toi, finis tes exposés et fignoles la bibliographie de ton mémoire et file faire la queue pour prendre ta place pour la meilleure soirée of the year. Ce sera le mercredi 29 novembre, à la Rock School Barbey. Les ventes de places, se feront dans le hall de l’IEP. Et elles partiront vite, très vite…

Une conférence : comme pour les films, je ne vais pas réussir à t’en choisir une seule, parce qu’à la fin du mois, il y a les tribunes de la presse. Et ça donne envie d’aller tout voir. Pas mal de trucs sur la mondialisation, pas mal sur les médias aujourd’hui. Celle qui donne le plus envie, Palmyre : l’antiquité instrumentalisée (mais ça c’est parce que c’est le sujet de mon mémoire). Si tu veux voir la liste de tous les événements, clique ici, mais attention, il faut réserver, certaines conférences sont prises d’assaut.

Nina Tapie

Related posts:

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*