« Mon pays fabrique des armes » enquête sur une industrie opaque

Lundi dernier à l’amphi Veil était projeté le documentaire de France 5 « Mon pays vend des armes », qui permettait de mettre en lumière l’industrie de l’armement en France peu mise en avant (et pourtant très bien implantée) ainsi que de montrer à qui la France vend ses armes (et c’est pas joli joli).

La première chose à savoir su l’industrie de l’armement de notre beau pays, c’est qu’elle se porte TRÈS bien. C’est sous le quinquennat de François Hollande qui avait pour ministre de la Défense Jean Yves Le Drian que la France réalise ses meilleurs contrats, actant notamment les 1ers contrats « Rafale » (les petits avions qui tirent des missiles, fabriqués par Dassault à Mérignac).

Et pourtant, on en entend très peu parler et les sites sont assez difficiles d’accès pour les journalistes, comme expliqué dans le documentaire. Plusieurs fois dans le documentaire, on empêche les journalistes de parler ou de filmer, comme dans le cadre d’une sorte de salon de la défense où sont reçues plusieurs délégations étrangères.

Après cet état de l’industrie, vient ensuite LA question:  à qui vent-on ces armes ? Entre autres à l’Inde, l’Egypte mais également à l’Arabie Saoudite. Oui, l’Arabie Saoudite engagée depuis 2015 à la tête d’une coalition dans la guerre du Yémen, qualifiée par l’ONU comme « actuellement la pire crise humanitaire du monde ». La guerre du Yemen a fait jusqu’ici 10 000 morts sont 5000 civils, les ONG dénoncent des « crimes de guerre » commis par l’Arabie Saoudite.
On commence déjà à se demander si toutes ces ventes ne sont pas contraires aux belles valeurs défendues par la France quand on apprend qu’elle est également signataire du TCA.

Qu’est ce que c’est ? Le Traité de Commerce sur les Armes est sensé poser des limites aux exportations des armes interdisant la vente d’armes à des pays susceptibles de commettre de graves atteintes aux droits humains. 130 pays l’ont ratifié à ce jour, les Etats-Unis n’en font pas partie. Pour prouver la responsabilité de certains pays signataire, l’ONG Human Rights Watch photographient les débris d’armes retrouvés sur des sites ce qui a permis à d’autres ONG de porter plainte contre leurs gouvernements pour non respect du TCA en Italie, et aux Pays-Bas.
En France la plupart des décisions prises concernant les armes sont classées « secret défense » et donc quasiment impossible à obtenir.

Ceci n’est qu’un condensé des informations apportées par le documentaire qui en plus d’être très clair permet à divers acteurs de cette industrie ainsi qu’à ceux la combattant de s’exprimer.

Alice Martin

 

 

 

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