Les Jeudis Politiques : Cinq questions au fondateur de la France Insoumise Sciences Po Bordeaux

Lors de la première réunion de La France Insoumise de Sciences Po Bordeaux

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Quelques jours avant de partir pour Paris pour manifester contre la loi travail, Clément, étudiant en troisième année à l’origine de la création de l’antenne de France Insoumise à l’IEP de Bordeaux, a expliqué sa démarche à Vin Rouge Encre Noire. 

 

Vin Rouge & Encre Noire : Dans quelles conditions l’antenne de FI s’est-t-elle créée à Sciences Po ?

Clément Agostini : J’ai eu l’idée de créer cette association l’année dernière. J’étais en mobilité à Madrid et, lors du débat interpartis, je me suis rendu compte que La France Insoumise n’y était pas représentée et que la Révolution Permanente était le seul parti de gauche alors que toute la droite libérale était présente. J’ai envoyé un message à Anatole, un membre du Parti de gauche de l’IEP qui avait participé à la venue de Mélenchon il y a deux ans, et on s’est donné l’objectif de faire cette association politique pour septembre. Rémi, un étudiant en cinquième année très engagé avec la France Insoumise, nous a rejoint rapidement. Tout cela s’est déroulé au moment où la dynamique de campagne était de plus en plus en faveur de Mélenchon. Cette dynamique a continué en septembre. On a déposé les statuts mi-septembre car les signatures ont été faciles à obtenir.

 

Comment se sont déroulés les premiers pas du parti politique ?

J’ai commencé à parler avec des amis de ma promo et des anciens militants à l’UNEF dont je faisais partie. On est allé voir les autres promos et on a vu une réelle dynamique chez les premières années. Le 12 septembre, on a fait une première réunion de rentrée qui a très bien marché. Je pensais qu’on serait une quinzaine mais on était près de deux fois plus. C’était une belle surprise d’autant plus qu’il n’y avait pas que des étudiants de Sciences Po donc cela a permis de discuter de nos projets. Il y avait même des filières, des étrangers (Italie, Mexique…) donc on a réellement senti une forte curiosité de personnes qui ont envie de voir un peu ce qu’on fait. Au niveau du parti, on a eu des bonnes réactions de Paris qui nous encourage au maximum. Ils nous demandent très souvent des nouvelles.

 

Quelles seront vos activités tout au long de l’année ?

On a été très ambitieux. On aimerait relancer la France Insoumise sur l’ensemble des facultés de Bordeaux car, s’il y avait un groupe au sein de la faculté, il n’était pas très actif. On aimerait faire deux conférences avant la fin du premier semestre. L’année dernière, j’ai participé à la campagne législative de Charlotte Girard, coordinatrice du programme de l’avenir en commun, donc elle devrait venir à l’IEP. Un collectif de plusieurs professeurs aux universités de Bordeaux est en train de se former et on les recevra avant la venue de François Hollande [le premier décembre] pour rappeler un son bilan. Il y a beaucoup d’associations de droite et d’ultra-droite à Sciences Po donc on se dit que notre rôle est aussi d’être dans la réaction à ce qu’il se passe. Si Sens Commun propose une conférence sur un thème particulier par exemple, on aimerait pouvoir réagir et proposer une contre conférence. En fait, on va adopter la stratégie du groupe parlementaire de la France Insoumise d’être en réaction à l’actualité chaude.

 

Imaginez-vous des conférences avec des partis opposés à vos idées ?

Nous participerons au débat interpartis. A part cet événement, on a pu envisager d’autres débats avec d’autres partis mais cela reste compliqué. On prépare cependant des partenariats (conférences communes, projections de films, débats…) avec des associations qui ne sont pas des partis politiques comme les Petits Courts ou le TCEPA.

 

Pour finir, que dirais-tu à un étudiant pour le convaincre de vous rejoindre ?

Je conseillerais à toute personne qui a été sensible aux thèmes portés lors de la présidentielle par la France Insoumise de nous rejoindre pour participer au mouvement par un bourdonnement intellectuel. On est très ouvert et on n’a pas de consignes à recevoir de personne. Donc qu’un membre se sente écologiste ou socialiste, il n’y a aucune barrière. Les membres de l’association en font ce qu’ils en veulent et la manière de fonctionner est totalement horizontale. On a une force qui monte et les années à venir seront très prospères pour nous en termes politiques puisque nos idées progressent de plus en plus.

 

Propos recueillis par Paul Gratian

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