Elections étudiantes #4 : Rencontre avec Audace Etudiante

Les élections au conseil d’administration auront lieu le mardi 24 octobre prochain. La rédaction de Vin Rouge & Encre Noire est allée à la rencontre de tous les syndicats de Sciences Po Bordeaux du premier et du deuxième collège pour connaître les revendications et propositions de chacun. 

 

Paul Gratian a recueilli les propos de Maxime Bigot candidat de la liste deuxième collège pour le syndicat « Audace Etudiante ». 

 

Peux-tu nous présenter ce syndicat en quelques mots ?

Audace étudiante est une liste transpartisane et indépendante de toute structure nationale qui vise à représenter l’ensemble des étudiants de Sciences Po Bordeaux. Avec plusieurs camarades, nous ne supportions plus l’idée de voir, comme chaque année, ressurgir les mêmes combats politiques stériles et le bal des ambitions personnelles. L’idée d’une liste a germé dans nos esprits, avec un seul objectif : proposer des solutions concrètes et crédibles aux situations vécues aujourd’hui par les étudiants et les associations.

Qui sont les personnes candidates pour le deuxième collège ?

Valentin Chevallier, Marine Monin, Maxime Bigot, Julie Cazalis et Florian Gardes.

Notre liste se démarque par le fait qu’elle rassemble des étudiants de tous horizons politiques (de la France Insoumise aux Républicains), qui ont eu des parcours extrêmement divers à l’Institut, tant par leurs masters que par leurs responsabilités associatives. Cette diversité a été une richesse qui nous a permis de proposer un programme le plus adapté possible aux besoins des étudiants.

Pourquoi vous présentez-vous uniquement pour le deuxième collège ?

C’est un choix délibéré. Nous ne souhaitions pas monter une liste « fantôme » au premier collège, composée de prête-noms simplement pour être présents sur l’ensemble des collèges, comme cela se fait trop souvent dans le milieu syndical. La démarche aurait été hypocrite et l’hypocrisie ne fait pas partie de notre ADN. Par nos parcours et nos identités propres, les électeurs du deuxième collège sont assurés de ne pas élire des godillots mais bien des étudiants qui prennent leurs responsabilités pour tous les représenter.

Concernant votre programme, peux-tu nous présenter 2 ou 3 mesures phares que vous comptez mettre en œuvre ?

Nous envisageons de répondre directement aux problèmes remontés par les étudiants. Nous tenons par exemple à proposer une refonte de l’épreuve de sport en 5ème année (qui est injuste et n’est plus adaptée du fait de la suppression de l’épreuve de sport aux concours administratifs) ou encore à améliorer le dispositif d’information et de sélection en master. Les non-affectations doivent être évitées à tout prix.

Chacun d’entre nous ayant eu des responsabilités associatives, nous sommes naturellement très attentifs aux préoccupations des associations. Il est important que celles-ci bénéficient de davantage de visibilité par la mise en place d’un agenda des événements associatifs sur le site de l’IEP. Nous souhaitons également que les nouveaux responsables associatifs puissent trouver en ligne des modules de formation à la gestion associative. Personne ne prend la tête d’une association en connaissant les règles juridiques ou de sécurité, les bases de la communication ou de la comptabilité associative. C’est aussi une manière de valoriser des compétences dans le parcours professionnel de ces responsables associatifs.

Nous voulons enfin porter l’audace pédagogique et démocratique à l’IEP. Nous souhaitons que soient proposées, sur le modèle de la formation Excel dispensée en 3A, des séances de formation aux outils numériques (PAO, usage des réseaux sociaux professionnels). Ces compétences sont nécessaires aujourd’hui dans une recherche d’emploi et dans le milieu professionnel, pour créer son CV ou maitriser son image numérique par exemple.

Les syndicats proposent des idées assez différentes concernant les conférences de méthode de culture générale. Quel est votre regard sur cette matière ?

Nous pensons que les conférences de méthode de Culture Générale sont ce qui fait le sel de notre formation, ce qui nous permet de développer une vision globale du monde. C’est un sérieux atout dans le monde professionnel et il ne faut en aucun cas s’en détacher. Malgré cela, tout n’est pas parfait aujourd’hui, c’est pourquoi nous souhaitons qu’un « programme commun » de Culture Générale soit élaboré en première année, afin de donner à tous un même socle de connaissances de base et ainsi éviter de trop grandes disparités entre groupes de conférence de méthode. C’est la même démarche qui nous pousse à demander la mise en place d’un cours d’histoire des idées politiques en 1ère année.

Enfin, en quelques mots, pourquoi voter pour Audace étudiante et pas pour les autres syndicats ?

Audace étudiante sort des carcans politiques et des jeux d’ambitions personnelles pour porter des propositions crédibles et concrètes répondant aux problèmes des étudiants et des associations, modernisant notre formation à l’Institut et nous préparant tous ensemble au monde professionnel d’aujourd’hui et de demain. Le mardi 24 octobre, portons l’audace à Sciences Po !

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