Elections Etudiantes #1 : Rencontre avec l’UNI

Les élections au conseil d’administration auront lieu le mardi 24 octobre prochain. La rédaction de Vin Rouge & Encre Noire est allée à la rencontre de tous les syndicats de Sciences Po Bordeaux du premier et du deuxième collège pour connaître les revendications et propositions de chacun.

Mattias Corrasco a repris les propos de Mailys Bossard, tête de liste du Premier Collège  pour le syndicat  UNI , pour présenter les grandes lignes du programme. 

Mattias Corrasco : Tu es donc candidate tête de liste du syndicat « UNI » pour le « Premier Collège » pour les élections au Conseil d’Administration. Pourrais-tu, d’abord, te présenter, et m’expliquer pourquoi tu as rejoint l’UNI ?

Mailys Bossard : Bonjour. Je m’appelle Mailys Bossard, j’ai 17 ans. J’ai passé mon baccalauréat ES l’année dernière au lycée Montaigne, à Bordeaux, et suis donc en première année en filière générale. J’ai toujours aimé m’engager ; avec une étudiante en droit, je dirige la branche bordelaise de « Jeunes en Mouvement », une association apolitique chargée de promouvoir l’intérêt des jeunes pour les problématiques actuelles de notre monde. Je vous avoue que c’est par hasard que j’ai découvert l’UNI. J’ai été approchée par ses membres lors de la présentation des associations le mois dernier. J’avais vraiment envie de participer à la vie de mon nouvel établissement, et quoi de mieux qu’un Institut d’Etudes Politiques pour s’engager ! Mon engagement est toutefois particulier à l’UNI : je suis, certes, tête de liste, mais je ne suis pas encartée au syndicat. Beaucoup de gens ont du mal à comprendre mon attitude, surtout venant d’une tête de liste, mais la raison est simple : je considère qu’à 17 ou 18 ans, je ne suis pas capable de me situer sur l’échiquier politique. Ce sont donc les propositions qui m’ont tout de suite convaincues, en accord avec mes valeurs : la protection des langues et de la culture générale, la promesse d’une plus grande transparence pour les décisions administratives. Pour cette raison, j’ai choisi de défendre le programme de l’UNI lors de ces élections.

A l’UNI, l’une des promesses phares est « la sanctuarisation des langues » pour reprendre l’expression que vous utilisez sur vos tracts et la protection de la culture générale. Pourrais-tu m’expliquer, concrètement, ce que vous proposez ?

J’ai fait des cours d’arabes pendant trois ans au lycée, mais je n’ai pas la possibilité de les poursuivre au sein de Sciences Po Bordeaux ; la seule alternative serait de prendre des cours du soir en parallèle à l’université Bordeaux-Montaigne. Pour moi, ce n’est pas possible, j’ai un travail à côté et les horaires ne me permettent pas de concilier ces deux activités. Nous trouvons cela dommage que notre école, qui se revendique comme pluridisciplinaire et internationale, ne donne pas la possibilité d’apprendre plus de deux langues en son sein. Les étudiants auxquels j’ai pu parler sont bien souvent déçus de ne pas pouvoir apprendre une troisième langue. C’est donc une réelle demande de la part des élèves, et nous avons pour ambition d’y répondre. Les langues vivantes participent à l’excellence de notre formation et à nos bons résultats, tant aux concours administratifs que dans notre insertion professionnelle. Concrètement, nous demandons donc la mise en place de cours de langues rares, et la possibilité de commencer une LV3 à l’IEP. Nous sommes conscients qu’il y a des coupes budgétaires à faire en raison de la rénovation des locaux de l’école, mais en aucun cas cela doit toucher les enseignements qui font de notre IEP un institut d’excellence, comme les langues, ou la culture générale. Cette dernière matière est menacée, et cela est inadmissible. Elle participe de notre excellence, et nous donne un réel avantage par rapport à nos camarades issus de facultés, tant dans la recherche d’emplois que dans la préparation de concours administratifs. C’est principalement pour la préservation de cette matière que je me suis engagé. Nous nous engageons donc à la protéger, et à établir un réel programme commun, pour une plus grande égalité des chances lors des galops.

Beaucoup de propositions ont été faites par les syndicats concernant une plus grande démocratie à Sciences Po Bordeaux. Peux-tu me détailler ce que l’UNI s’engage à faire, si tu es élue ?

Cela concerne principalement l’attribution des mobilités en deuxième année, et celle des masters en quatrième année. J’ai cru comprendre que beaucoup étaient déçus, parfois même surpris, dans le mauvais sens, quant à leur affectation. Chaque élève devrait comprendre les décisions de l’administration, au même titre que celles des professeurs concernant leurs notes. Pour cela, l’UNI s’engage à une plus grande transparence, dans la notation, dans l’attribution des mobilités et des masters.

Lors de ces élections, nous avons le syndicat Solidaires, de gauche, le syndicat Ecclesia, apolitique, vous êtes donc clairement le seul syndicat de droite. Comment allez-vous faire entendre vos idées auprès d’une population de jeunes qui, on l’a vu aux dernières élections, a boudé la droite ?

Moi-même je ne me considère pas de droite ; comme je l’ai précisé, je ne me pense pas encore capable de me situer sur l’échiquier politique. Ce sont pourtant les propositions qui m’ont séduites et qui m’amènent aujourd’hui à défendre le programme de l’UNI. J’invite donc tous les électeurs à s’intéresser à nos propositions, au delà de l’image du « syndicat de droite ». Je trouve cela dommage de s’arrêter à l’étiquette politique d’un syndicat, et plus quand il s’agit d’élections au conseil d’administration. La droite ou la gauche, ce n’est pas la question ; il s’agit ici du futur de notre IEP, et les clivages ne doivent en aucun cas être une barrière à l’engagement ou au soutien.

Maylis, quel genre d’élue seras-tu au conseil d’administration dans le cas où les élections tournent en votre faveur?

Naturellement, je ferai entendre les revendications de l’UNI, plébiscitées par les étudiants, au sein du conseil d’administration. Je m’engage également à établir un réel dialogue avec les étudiants : je suis prête à écouter toutes les voix, peu importe l’orientation politique. Mais il n’en demeure pas moins que je suivrai la feuille de route de l’UNI pour laquelle je me suis engagée. Pour résumer, je serai ferme sur les propositions défendues, mais toujours ouverte au débat.

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