Beatriz Gonzalez au CAPC : le besoin vital du souvenir

Si vous restez à Bordeaux ces vacances, voici une sortie culturelle qui vaut le détour ! Déjà abordée sur notre site en novembre lors de l’agenda culturel et il y a quelques jours dans cet article sur les expositions actuelles intéressantes, le CAPC de Bordeaux (sur les quais, un peu après Quinconces) accueille Beatriz Gonzalez, artiste colombienne passionnante jusqu’au 25 février. Hortense vous en dit plus. 

 

C’est une une lente déambulation dans un monde artistique touchant et politique, ou la profondeur d’une palette bleutée se mêle à la cruauté d’une société minée par la violence et la corruption, que le musée d’Art Contemporain nous invite à découvrir et apprécier.

 

Rien de mieux que la lecture de quelques lignes de Garcia Marquez la veille pour se préparer au spectacle de Gonzalez : « Se souvenir est facile pour ceux qui ont de la mémoire, oublier est difficile pour ceux qui ont du coeur« .

 

En longeant les murs d’expositions, en slalomant entre les diverses pièces de la collection, on ressent le besoin irrépressible de l’artiste de pointer du doigt, de dénoncer, les tueries, l’hypocrisie de ceux qui savent mais ne font rien. Ce besoin vital s’étale sur son quotidien, la peinture envahit toutes les sphères de sa vie, les toiles sont les rideaux de sa chambre, la télé de son salon, le lit de la chambre d’ami… et toujours des formes humanoïdes, des anonymes, des menteurs qui se cachent. Beatriz Gonzalez défie le marché de l’art, elle provoque en reprenant les grandes toiles, en les tournant à sa manière, elle n’a peur de rien.

 

Un message clair, lisible s’insinue dans notre esprit : je n’ai rien vu, rien entendu, rien dit. Le commissaire de l’exposition nous parle peu, les oeuvres se suffisent à elles mêmes, elles remplissent sans problème la grande nef du CAPC.

 

Amicalement Vôtre,

 

Hortense Lugand

 

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