Adopte un master #9 | Cinq questions sur… le Master Essis (Économie Sociale et Solidaire & Innovation Sociale)

Plus que quelques semaines avant de rendre vos vœux d’orientation et le choix n’est pas toujours évident ! Pour toi, petit 3A un peu perdu, ou toi, jeune filière en 1A encore plus perdu, Vin Rouge & Encre Noire publie des interviews d’étudiants pour y voir plus clair (vous pouvez retrouver tous les articles ici !). Aujourd’hui, Louise nous présente le master Essis : Économie Sociale et Solidaire & Innovation Sociale.

 

Peux-tu nous décrire ce master en quelques mots ?

Enrichissant, qui embrasse de nombreuses thématiques et ouvert sur de nombreux enjeux de société : solidarité, environnement, rapports institutionnels, représentations sociales, territoires… Le master ESSIS est une petite promo qui permet une bonne insertion professionnelle et un parcours plus individualisé. Elle est composée de nombreux primo-entrants ce qui apporte des profils variés et une vraie ouverture sur l’extérieur. C’est un parcours entrepreneurial qui vise à nous donner des compétences en gestion et coordination de projet avec une alternance en M2.

A quoi ressemble ta journée-type ?

On a beaucoup de cours théoriques en 4A qui permettent d’appréhender le cadre général dans lequel s’inscrit le mouvement de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire), les débats qui l’agitent en interne comme les critiques et dérives dont il est souvent accusé. On a par exemple un cours d’analyse des politiques publiques, un cours de sociologie des organisations, des séminaires de lecture sur des thématiques qui permettent d’envisager l’économie autrement tels que par le don…  Il y a aussi un rapport de recherche basé sur l’observation d’une structure de l’ESS. C’est assez varié ! Etre bénévole dans l’Association ESSplicite prend aussi pas mal de temps mais est très enrichissant !

 

Quels sont les débouchés ?

On peut travailler un peu dans n’importe quel secteur d’activités, plutôt en France mais aussi possiblement à l’étranger. L’ESS est une manière de participer à l’économie, elle ne définit pas un métier précis et regroupe les associations, fondations, mutuelles, coopératives et entreprises d’utilité sociales. Dans notre promo par exemple, certains sont intéressés par travailler dans les structures d’accompagnement de projet, monter un bar associatif, travailler à la Chambre Régionale de l’ESS (CRESS), travailler dans une coopérative qui fournit de l’électricité à partir d’énergies renouvelables… C’est un secteur en pleine expansion, employeur qui a moins subi la crise que le secteur privé classique.

 

Quelles sont les spécificités de ton master ?

C’est un master qui prépare autant à travailler en lien avec les institutions publiques (Conseil Régional, CRESS), qu’à monter sa propre activité ou encore intégrer une structure déjà existante. Il donne un profil entrepreneurial et reste très ouvert. L’association ESSplicite qui est fortement liée au master permet de mettre en application ses compétences, de se faire un réseau, de connaître des acteurs de l’ESS, de rencontrer les promos antérieures… C’est un secteur énorme et en pleine expansion, avec une visibilité de plus en plus importante depuis sa reconnaissance juridique en 2014. C’est très enthousiasmant de découvrir toutes ces initiatives citoyennes, de pouvoir y participer et en proposer. L’association permet vraiment de compléter le master en mettant un pied dans l’ESS, en ayant des rapports privilégiés avec la CRESS et d’autres acteurs importants de l’ESS comme le Mouves (Mouvement des entrepreneurs sociaux), Osons ici et maintenant, etc… et d’appliquer ses compétences en gestion de projet. Ca n’a rien d’une obligation, mais ça vaut la peine ! Le M2 propose aussi une alternance, ce qui renforce d’autant plus l’aspect professionnalisant de ce master.

 

Si tu devais convaincre un petit 3A paumé de vous rejoindre, que lui dirais-tu ?

Va dans un master qui saura t’enthousiasmer. On ne choisit pas qu’un métier mais aussi l’environnement et les conditions dans lesquelles on souhaite l’exercer et les valeurs qui vont avec. L’insertion professionnelle est bonne contrairement aux idées reçues, tu ne seras pas au chômage et tu peux trouver un métier dans lequel t’épanouir, évoluer… L’ESS regroupant des types d’activité très variées, ce qui permet aussi de prendre le temps de découvrir de nombreuses possibilités avant de se fixer.

Louise Vidal

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1 Commentaire

  1. Un élément non cité par Louise et qui peut avoir son importance : l’ESS, et donc ce master, c’est aussi un secteur où on va souvent se poser la question du sens et de l’utilité sociale. Soyons honnête si votre objectif dans la vie c’est d’avoir le plus de zéro possible sur votre fiche de paie, passez votre chemin. Ce qui ne veut pas dire que vous serez forcément pauvre en travaillant dans ce secteur pour autant mais bien souvent, on mettra l’accent sur la question du sens, du pourquoi on mène ce genre de projet, en quoi il est utile à la société, bref, une vision basée sur l’intérêt général, la prise en compte des publics les plus fragiles, des territoires les plus enclavés. L’avantage, c’est qu’on sait pourquoi on se lève le matin pour aller bosser.

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