Adopte un master #6 | Cinq questions sur… le Master SPSC (master recherche)

Une élève du master aperçue à la BU la semaine dernière

Plus que quelques semaines avant de rendre vos vœux d’orientation et le choix n’est pas toujours évident ! Pour toi, petit 3A un peu perdu, ou toi, jeune filière en 1A encore plus perdu, Vin Rouge & Encre Noire publie des interviews d’étudiants pour y voir plus clair (vous pouvez retrouver tous les articles ici !). Aujourd’hui, nous partons en immersion à la BU pour parler du master SPSC, plus connu sous le nom de Master Recherche.

 

Peux-tu nous décrire ce master en quelques mots ?

Le master SPSC (Science politique et Sociologie comparatives) est un master qui s’oriente vers la recherche et qui a été fondé par Yves Déloye il y a quelques années. Malheureusement, la star de l’IEP est devenue directeur, et donc ne dirige plus le master. Il a depuis été repris par Antoine Roger, l’un des chercheurs du CED (Centre Émile Durkheim).

Le master est mutualisé avec la fac de Sociologie de la Victoire, où nous avons quelques cours. La plupart d’entre nous sommes orientés vers la recherche, que ce soit pour le doctorat ou pour préparer une agrégation en sciences économiques et sociales, mais tout le monde ne veut pas forcément faire de la recherche.

 

A quoi ressemble ta journée-type ?

En plus des enseignements propres à Sciences Po (confs et Sardin), au premier semestre tu as des cours qui sont en rapport avec le domaine (Sociologie électorale, par exemple), mais ce sont des amphis où on est avec des gens d’autres masters. Au deuxième semestre, on se spécialise vraiment, avec des cours de méthodologie et des tutorats pour nous aider à construire notre mémoire.

Après, la plupart du travail ne vient pas du nombre d’heures de cours, mais on consacre beaucoup plus de temps à notre mémoire ou à lire les textes pour préparer les séances de séminaire (surtout au second semestre). Le premier semestre il faut bosser, mais pendant le deuxième la charge augmente (il est possible que l’année prochaine, lors de la cinquième année ce soit plus équilibré), sans oublier les confs.

 

Quels sont les débouchés ?

Comme c’est un master qui s’oriente vers la recherche, forcément, il y a beaucoup de gens qui décident de faire un doctorat, ou de passer l’agrégation, mais pas seulement. Dans le monde professionnel, certaines compétences des sociologues et des politistes peuvent être utiles, mais ce genre d’activités s’éloignent un peu de la recherche académique, vers laquelle s’oriente le master.

Cela dit, ça dépend beaucoup de ce que tu fais exactement : la Science politique et la Sociologie sont des domaines très vastes, et la preuve en est que les mémoires peuvent être faits sur des sujets très différents entre eux : sociologie électorale, épistémologie des sciences sociales, des travaux sur le genre… Le choix de l’objet de mémoire conditionne beaucoup ce qu’on fera après.

 

Quelles sont les spécificités du master SPSC ?

En plus des cours, la grande épreuve de l’année, c’est le mémoire. Pour être tout à fait précis, en 4A il s’agit d’un « pré-mémoire » qui doit préparer le mémoire de la 5A (mais à la fin de la 4A tu dois déjà rendre ce pré-mémoire, sur lequel on est noté). Il faut donc développer un projet autour de quelque chose qui t’intéresse.

C’est aussi un master où il faut bosser beaucoup. Nous avons autant d’heures de cours que les autres masters, mais un mémoire à faire, des lectures fréquentes (normal dans un parcours recherche), et dans l’une des matières on est évalués… par un autre mémoire, bien qu’il soit plus petit et qu’on le fasse en binôme.

 

Si tu devais convaincre un petit 3A paumé de vous rejoindre, que lui dirais-tu ?

C’est un master très intéressant si la Science politique et la Sociologie t’intéressent, mais il faut être motivé. C’est l’un des seuls parcours orienté vers la recherche à l’IEP, et le seul où on fait vraiment de la Science politique et de la Sociologie. C’est un bon master, les cours te donnent vraiment l’impression d’apprendre quelque chose, et en plus tu peux le relier à ton mémoire. Justement, ce mémoire c’est l’occasion de t’intéresser à quelque chose que tu n’as pas forcément vu en cours, mais ça peut aussi être relié, le choix de chacun est personnel.

Dans l’ensemble, c’est un bon master. Ce n’est pas un master généraliste, qui mène à des endroits très différents. Ça peut arriver, bien sûr, surtout qu’un sociologue/politiste peut être utile dans beaucoup de domaines différents, mais en tout cas, la formation n’est pas à vocation pluridisciplinaire, elle vise plutôt à apprendre à faire de la recherche. Donc si ça t’intéresse mais que tu hésites, réfléchis bien, parce qu’il faut prévoir qu’il faudra beaucoup travailler, donc autant que ça te plaise.

Jaime Coulbois

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