Adopte un master #4 Cinq questions … sur le master SGM (urabnisme)

Plus que quelques semaines avant de rendre vos vœux et le choix n’est pas toujours évident ! Pour toi, petit 3A un peu perdu, ou toi, jeune filière en 1A et encore plus perdu, VR&EN publie des interviews d’étudiants pour y voir plus clair (vous pouvez retrouver tous les articles ici !). Aujourd’hui,  Jocelyn vous parle du master SGM. 

Pouvez-vous nous décrire ce master en quelques mots ?  Pourquoi l’avoir choisi ?

Le master « Stratégies et Gouvernances Métropolitaines », qui appartient à la majeure « PoSoCo » (« Politique, Société, Communication »), dirigé par Gilles Pinson, est un master très récent (les 5A actuels seront les premiers diplômés du master à la fin de cette année). Il a pour objectif de former des professionnels aux compétences larges, qui ont une vision globale des enjeux qui sous-tendent la gouvernance des villes de toute taille. En 2008, on a dépassé les 50% d’urbains à l’échelle mondiale, et la donne ne va pas s’inverser, donc les villes seront forcément demandeuses de ce type de compétences. A titre personnel, ce qui m’intéresse dans la gouvernance des villes, c’est à la fois l’interdisciplinarité (nous avons des cours de droit de la ville, sociologie urbaine, science politique de l’urbain, etc.), mais aussi le fait que les villes soient finalement des laboratoires en termes de gouvernance : la ville est un petit écosystème, avec ses inégalités, ses enjeux, ses ressources, et c’est un espace adapté à l’expérimentation et à l’innovation sociale. Essayer de comprendre le fonctionnement d’une ville est vraiment passionnant.

A quoi ressemble ta journée-type ?

En termes de travail, le second semestre est un peu plus chargé que le premier, notamment du fait des projets collectifs : il s’agit de répondre, durant deux semestres à des commandes réelles émanant de collectivités, au sein d’équipes qui mélangent des étudiants de SGM et de l’école d’architecture de Bordeaux. Cela demande de l’organisation mais c’est extrêmement enrichissant de travailler avec des gens aux compétences différentes des nôtres. En ce qui concerne les autres cours, le travail est assez classique : lectures pour préparer certains cours, exposés, etc. Mais on a aussi des cours très différents de ce qu’on peut trouver habituellement à Sciences Po, par exemple un cours de « Lecture des Formes Urbaines » qui consiste à visiter des secteurs de Bordeaux en compagnie d’un prof d’architecture, pour apprendre à regarder la ville et à la comprendre différemment. Ce genre de cours est vraiment la plus-value du master à mon sens, ainsi que les cours de SIG, pour apprendre à utiliser des logiciels de cartographie (une compétence très utile sur le marché du travail).

Quels sont les débouchés ?  Quel est ton projet pro ?

Les débouchés sont de deux types : dans le public, on se situe bien évidemment au niveau des villes, métropoles, régions, bailleurs sociaux, agences d’urbanisme, recherche, etc. Dans le privé, les start-ups spécialisées dans les questions urbaines ou les cabinets d’étude (qui travaillent souvent avec les collectivités) sont particulièrement intéressants. Je pense m’orienter vers l’un d’eux, en France ou à l’étranger.

Est-ce que tu peux nous parler des spécificités du master ?

La dimension internationale du master SGM est en train de se développer au sein du master SGM. En plus du voyage d’étude (cette année à Montréal), un certificat « villes d’Afrique » qui comprend plusieurs cours en français et en anglais est disponible en 5A (au choix avec un certificat portant sur les enjeux de la métropole bordelaise). Dès la 4ème année, nous avons aussi des cours comme « American cities in a global world », qui nous permettent de travailler sur des villes nord-américaines et sud-américaines. Par ailleurs, chaque année plusieurs SGM partent à Bogota (Universidad del Rosario) dans le cadre du programme franco-colombien en 5A (il existe en effet un diplôme de « gestion et développement urbains » à Bogota qui correspond bien aux thématiques du master SGM).

Si tu devais convaincre un petit 3A paumé de vous rejoindre, qu’est-ce que tu lui dirais ?

Je lui dirais de choisir l’un des masters les plus cools de l’IEP (et je ne parle pas seulement du voyage d’étude), qui est vraiment en train de monter en puissance au sein de l’école, dont les cours sont souvent assurés par des professionnels reconnus, et qui offre des débouchés vraiment variés, en France ou à l’étranger !

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