Adopte un master #1 Cinq questions… sur le master PI

Plus que quelques semaines avant de rendre vos vœux et le choix n’est pas toujours évident ! En plus du forum des masters qui aura lieu ce jeudi, VR&EN publiera des petites interviews d’étudiants pour vous aider à y voir plus clair. Aujourd’hui deux étudiantes vous parlent du master PI (Politique Internationale). 

En quelques mots, qu’est-ce que le master PI ?

C’est l’un des plus gros masters de la majeure Affaires Internationales. Il offre une formation qui reste encore très théorique car l’objectif est d’avoir une vision globale pour bien comprendre les enjeux des relations internationales. Par exemple, on parle politique étrangère, dilemme de sécurité, société civile, guerre & paix, développement, régionalisme, etc. Prépare-toi à devenir le futur Ban Ki-moon : youpi !

Il y a plusieurs sections au sein du master. D’abord l’option stage qui permet de se professionnaliser un peu plus, ou mémoire (pour ceux qui ont a-do-ré passer leurs journées à la BU et leurs nuits devant l’écran de leur ordi pour écrire le mémoire de 3A, et qui en redemandent). L’avantage de l’option mémoire (#lobbyingprooption) c’est qu’on est libres dans le choix du sujet : du classique sujet sur la politique étrangère aux Etats-Unis, jusqu’à la place de la K-pop dans la diplomatie sud-coréenne, en passant par la protection du patrimoine culturel en zone de guerre. En plus l’option mémoire n’empêche absolument pas de faire des stages courts pendant l’été.
Ensuite, il faut choisir entre les options Paix & Sécurité ou Biens Publics Mondiaux. Globalement, si tu aimes les tanks & autres chars d’assaut, la première est faite pour toi ; mais si tu es plus fleurs des champs, BPM alignera tes chakras en malaxant entre autres questions d’environnement et de ressources naturelles.

A quoi ressemble votre journée-type ?

Malgré sa réputation de « master-branleurs » : on TRAVAILLE, mais surtout on LIT. Avec tous les cours combinés, on a beaucoup de lectures «obligatoires». Certes tu ne pourras pas te vanter d’avoir fait un risque-pays, mais au moins tu auras lu tous les articles disponibles sur « La diplomatie des célébrités » et tu seras devenu le maître du dilemme de sécurité.

Journée-type :

  1. Se demander pourquoi t’es venu en cours d’Analyse des Politiques Publiques
  2. Se redemander pourquoi on a choisi ce master parce que ce qu’on voulait c’était parler de politique internationale
  3. « J’ai faim »
  4. Se plaindre parce que t’as trop de travail
  5. Relativiser quand tu croises tes potes de CA
  6. Se surprendre à aimer le cours de Droit International Public et de Critical Approaches of International Relations
  7.  Se passionner pour les théories post-colonialistes
  8. Etre quand même content de ce choix de master

Plus sérieusement : l’emploi du temps n’est pas particulièrement chargé, mais c’est parce qu’il faut fournir du travail personnel (lectures, travailler sur le projet de mémoire ou de stage, et les classiques exposés en conf etc.). Au final on travaille autant que les autres masters : on s’en plaint juste moins, parce que nous c’est intéressant (hehehe)…

Quels sont les débouchés ?

Malgré sa (2e) réputation de « master-chômage », les débouchés après PI sont assez vastes.
On peut travailler dans les organisations internationales (type ONU, OMC, etc.), ou dans des ONG. On peut aussi (si on est vraiment motivés) passer les concours de la Diplomatie ou celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom-mais-ça-permet-de-devenir-espion.
Sinon on peut aussi intégrer le privé : think tanks (recherche opérationnelle), cabinets de conseil ou multinationales (peut-être plus juridique).
Et évidemment s’orienter vers la recherche universitaire pour enfin écrire cette tant attendue thèse sur l’influence de la techno berlinoise dans les RI ! Sans compter qu’avoir écrit un mémoire pendant son master facilite l’accès à la thèse, thèse qui plus tard te permettra d’intégrer le cercle très fermé des « experts », ou de briller dans les milieux professionnels non universitaires grâce à ton profil de spécialiste (et oui, faire une thèse ne mène pas « que » à la carrière de prof). Et soyons honnêtes, qui n’a pas un jour rêvé d’être appelé « Docteur » ?

Il faut quand même savoir que ce sont des secteurs où la concurrence est forte, et que les profils recherchés sont très pointus : donc c’est assez difficile les premières années. Par contre, le profil Sciences Po (interdisciplinaire, sisi) est apprécié dans ce genre de milieux, et on peut facilement faire valoir notre mobilité et/ou notre mémoire qui ajoute une pointe de spécialisation. Au final, la majorité des étudiants de PI finissent rapidement par avoir un emploi qui correspond à leurs compétences (cf le diapo de Nelly pour des stats plus approfondies). Donc comme dit le proverbe : tout vient à point à qui sait attendre.

Certains PI partent étudier à l’étranger : pouvez-vous nous expliquer les démarches ?

Tout le monde va avoir l’occasion de partir à l’étranger. Les options stages avec leur stage de second semestre de la 5A qui ont souvent lieu dans des ONG ou des organisations internationales situées à l’étranger.

Les PI option mémoire ont aussi une possibilité d’évasion puisqu’il existe des partenariats avec des universités étrangères pour faire un semestre de mobilité en 5A (S1 ou S2 au choix). Il y a d’abord l’université Laval au Canada, (avec une possibilité de double-diplôme, sur sélection basée sur les notes de 3A et lettre de motivation). L’Asie vous ouvre également ses bras : Séoul et New Delhi n’attendent que vous ! Enfin, les plus motivés (mais VRAIMENT motivés) peuvent se constituer leur propre partenariat.
Instant fondue : chaque année, notre maître à tous, Gilles Bertrand, organise (avec le soutien de l’association du master, API) (venez à nos ventes de bouffe svp) un voyage à Genève. A cette occasion, les chanceux 5A ont l’occasion de découvrir les locaux de plusieurs organisations internationales situées dans cette jolie ville suisse, et surtout de s’entretenir avec des membres de ces organisations afin d’avoir des témoignages concrets et de se constituer un réseau #LinkedIn ! Sans rire : c’est vraiment un moment important du master.

Instant summer school : notre toujours vénéré Gilles Bertrand a réussi à mettre en place depuis plusieurs années une Ecole d’été, en partenariat avec l’Université Laval. Elle a lieu au mois de juin, une année sur deux au Canada (l’autre année à Sciences Po), et consiste en une semaine intense de séminaires sur un sujet particulier. Le thème change chaque année.

Si vous deviez convaincre un petit 3A paumé de vous rejoindre, qu’est-ce que vous lui diriez ?

Comment, tu n’es toujours pas convaincu ? 🙁

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